Enseigner la Bretagne, pour donner l’envie de travailler au pays.
Récemment une entreprise de peinture à Carhaix a été obligée de fermer bien qu’elle soit viable, parce qu’elle n’avait pas trouvé « le » bon candidat pour la reprendre après le départ à la retraite de son propriétaire. D’ici 10 ans, c’est 17500 entreprises en Bretagne qui devront changer de main. Créer une nouvelle génération d’entrepreneurs bretons est un enjeu essentiel, et sur ce point, il ne faut pas s’attendre à une « génération spontanée ». Ces départs sont l’occasion de retenir au pays les jeunes Bretons diplômés, toutefois cette émergence ne se réalisera que si des instances organisatrices bretonnes préparent ces successions de manière professionnelle.
En 2009, les jeunes ne bénéficient encore de quasiment aucun enseignement sur la Bretagne, l’économie, sa langue, sa culture, son histoire, sa géographie. Or, à l’instar du Pays Basque sud, donner aux jeunes une fibre « nationale bretonne » est essentiel pour leur donner envie de réussir, le « goût de vivre et d’entreprendre au pays » et rompre ce cercle infernal de l’exode des jeunes diplômés qui mine le développement futur de la Bretagne.
Organiser les successions et mobiliser les jeunes sur les enjeux « régionaux » apparaissent comme deux actions nécessaires, l’une sur le court terme et l’autre sur le plus long terme, sous peine de voir le tissu économique et productif breton menacé.
Le livre blanc de la Bretagne.

Sur le même sujet : L’exode forcé des jeunes bretons vers la France.
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