
Les Jacobins et leur idéologie se confondent avec la Terreur et la dictature de Salut Public (de 1793 au printemps 1794). Aux XIXe et XXe siècles, jacobinisme est synonyme de dictature révolutionnaire, dictature de la liberté.
Après l’installation de la République en 1880, le jacobinisme entre dans le patrimoine politique Français.
Cette idéologie est rejetée par les libéraux tandis que les républicains, au contraire, vont puiser à cette source et se référeront toujours aux grands ancêtres jacobins.
Plus tard, et aujourd’hui encore, le jacobinisme renvoie à une conception centralisatrice de la République française, faisant de Paris le lieu essentiel d’exercice du pouvoir, à la différence de ce qui existe dans les pays fédéralistes ou qui du moins ont fait de fortes dévolutions de pouvoir aux entités régionales et locales. Le terme jacobinisme est donc couramment utilisé aujourd’hui, par glissement de sens, comme synonyme de centralisme, mais aussi de « parisianisme ».
La tradition jacobine favorise également la primauté d’une langue véhiculaire commune à tous les citoyens, au nom d’une « libération personnelle face aux pesanteurs socio-culturelles locales »…
Cette tradition se retrouve chez certains dirigeants politiques républicains français, comme Chevènement ou Jean-Luc Mélenchon, opposés à l’enseignement des langues dîtes régionales ou minoritaires à l’école.
Le Jacobin moderne est souvent un vieil idéologue rabattu par l’histoire sur les valeurs républicaines, nourrissant un complexe de fond envers tout ce qui vient ou se rapporte à Paris, il est traditionnellement petit bourgeois inscrits à des cercles littéraires.
Les traditions Bretonnes, la musique, les danses ou encore la langue Bretonne ne sont à ses yeux que folklore tolérable. On le trouve dans les loges, les grands partis Français ou encore certaines franges de l’extrême gauche. En Bretagne quelques groupes ont fait oeuvre de « salut public » contre des signalisations Bretonnes en Loire-Atlantique, comme en septembre dernier…
Les bretons nomment la nuit de Noël la « nuit des Merveilles ». Au cours de cette nuit, durant la messe de minuit, l’Ankou a l’habitude de frôler de sa cape tous ceux qui ne passeront pas l’année…
Noël approche…
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