La révolution Bretonne permanente

« Je commence à me détacher de l’ancienne gauche, qui dans les premiers jours de la révolution obtenait mes symparhies. Ils se conduisent avec un égoïsme et une petitesse de vues vraiment singuliers dans des esprits aussi cultivés. Ce qui manque au parti le plus avancé, ce sont les hommes. Là, je l’avoue, je crois voir l’avenir. Un nouveau tiers état est formé, la bourgeoisie serait aussi folle de lutter contre lui que la noblesse le fût jadis de lutter contre elle… L’Inintelligence des libéraux me fait peine: elle ressemble à l’aveuglement volontaire des privilégiés qui ne veulent rien lâcher de ce qu’ils possèdent et préparent ainsi d’épouvantables catastrophes. »
« Ne crois pas, ma chère amie, que j’aime le peuple tel qu’il est; que je veuille ramener la société à un type grossier et populaire, je l’aime pour ce qu’il peut devenir, je l’aime en vue de l’Etat à venir, dont il sera l’élément principal… »
Ernest Rénan
« La révolution Bretonne permanente », Ronan Caerleon
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